Droit immobilier

Avocat en droit immobilier en Belgique

Acheter une maison, vendre un appartement, gérer une copropriété, négocier un bail commercial : l'immobilier représente souvent le patrimoine le plus important des ménages belges. Et quand les choses tournent mal – vice caché découvert après la vente, voisin qui construit sans permis, locataire qui ne paie plus – les enjeux financiers sont considérables.

Mis à jour en février 2026

Acheter une maison, vendre un appartement, gérer une copropriété, négocier un bail commercial : l'immobilier représente souvent le patrimoine le plus important des ménages belges. Et quand les choses tournent mal – vice caché découvert après la vente, voisin qui construit sans permis, locataire qui ne paie plus – les enjeux financiers sont considérables. Le droit immobilier belge puise dans le Code civil, les législations régionales sur le bail et l'urbanisme, les règles de copropriété réformées en 2019. Cette complexité rend indispensable le recours à un professionnel. Si le notaire est l'acteur incontournable des transactions immobilières, l'avocat intervient quand le conflit éclate ou quand les intérêts en jeu justifient une analyse juridique approfondie.

L'avocat immobilier : quand et pourquoi le consulter

Le notaire authentifie les actes, le rôle de l'avocat est différent : il défend vos intérêts, conseille sur les risques, négocie pour vous, plaide si nécessaire.

Avant une transaction, l'avocat immobilier peut analyser le compromis de vente – ce document signé bien avant le passage chez le notaire engage déjà juridiquement. Il vérifie les clauses suspensives, les garanties, les déclarations du vendeur. Cette analyse préventive peut éviter des mois de contentieux.

En matière de copropriété, l'avocat aide les copropriétaires à contester des décisions d'assemblée générale, à obtenir le paiement des charges par un copropriétaire défaillant, à gérer les relations avec le syndic. La loi de 2010 réformée en 2019 a complexifié la matière.

Pour les baux, le droit varie selon les régions (Bruxelles, Wallonie, Flandre ont chacune leur législation) et selon le type de bail (résidence principale, commercial, étudiant, meublé). Un spécialiste connaît ces subtilités régionales.

En urbanisme, contester un permis de construire d'un voisin ou obtenir le sien malgré un refus communal requiert une maîtrise des recours administratifs et de la jurisprudence du Conseil d'État.

Tarifs des avocats en droit immobilier

L'intervention préventive reste la moins coûteuse. Faire relire un compromis de vente par un avocat coûte 200 à 500 euros – une assurance bon marché quand on engage des centaines de milliers d'euros.

Pour un litige de voisinage (bornage, servitude, empiètement), comptez 2 000 à 5 000 euros de frais d'avocat pour une procédure de première instance.

Les contentieux de copropriété varient selon leur complexité. Contester une décision d'assemblée générale peut se régler en quelques mois pour 1 500 à 3 000 euros. Un conflit majeur sur des travaux de rénovation impliquant expertises et contre-expertises peut atteindre 10 000 euros ou plus.

Les litiges locatifs devant le juge de paix restent relativement accessibles : 1 000 à 2 500 euros pour une expulsion ou un arriéré de loyers.

En urbanisme, les procédures devant le Conseil d'État sont plus onéreuses et plus longues : prévoyez 5 000 à 15 000 euros et plusieurs années de procédure.

Les affaires immobilières courantes

Les vices cachés sont un classique. Vous achetez une maison, et quelques mois plus tard, des infiltrations apparaissent, la toiture se révèle en mauvais état, les fondations présentent des fissures. Si le vendeur connaissait ces défauts et ne les a pas déclarés, vous pouvez agir en garantie des vices cachés. L'enjeu : obtenir une réduction du prix ou l'annulation de la vente.

Les conflits de copropriété se multiplient. Répartition des charges, travaux votés ou refusés, nuisances sonores d'un voisin, changement d'affectation d'un lot : les motifs de discorde sont nombreux. La procédure spécifique devant le juge de paix permet de trancher relativement rapidement.

Les expulsions de locataires défaillants suivent une procédure stricte. Le propriétaire doit d'abord mettre en demeure, puis assigner devant le juge de paix, obtenir un jugement, le faire signifier par huissier, enfin procéder à l'expulsion avec la force publique si nécessaire. Compter 3 à 6 mois minimum.

Les litiges de construction – malfaçons, retards de chantier, travaux non conformes aux plans – impliquent souvent des expertises techniques coûteuses. L'avocat doit travailler avec les experts pour établir les responsabilités de l'architecte, de l'entrepreneur, des sous-traitants.

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Questions fréquentes

Puis-je annuler un compromis de vente immobilier ?
C'est difficile. Le compromis est un contrat engageant. Vous ne pouvez l'annuler que si une clause suspensive n'est pas réalisée (refus de prêt, par exemple) ou en cas de vice du consentement (erreur, dol). Si vous vous rétractez sans motif valable, vous risquez de perdre l'acompte versé et de devoir payer des dommages-intérêts.
Qu'est-ce qu'un vice caché en immobilier ?
C'est un défaut non apparent au moment de la vente, qui rend le bien impropre à son usage ou en diminue significativement la valeur. Le vendeur doit garantie pour les vices cachés, sauf clause contraire. Mais attention : cette clause d'exclusion ne vaut pas si le vendeur connaissait le vice et l'a dissimulé.
Comment expulser un locataire qui ne paie pas ?
Vous devez d'abord l'assigner devant le juge de paix pour obtenir la résiliation du bail et son expulsion. Le juge accorde généralement des délais au locataire. Une fois le jugement obtenu et signifié, l'huissier peut procéder à l'expulsion, au besoin avec la force publique. Comptez 3 à 6 mois minimum, parfois plus.
Puis-je contester une décision de l'assemblée générale de copropriété ?
Oui, dans les 4 mois suivant la communication du procès-verbal. Vous devez démontrer une irrégularité (convocation, quorum, majorités) ou que la décision vous cause un préjudice ou est frauduleuse. La procédure se déroule devant le juge de paix du lieu de l'immeuble.
Mon voisin construit sans permis, que faire ?
Signalez d'abord l'infraction à la commune (service urbanisme). Si la commune n'agit pas, vous pouvez saisir le fonctionnaire délégué régional. En parallèle, si cette construction vous cause un préjudice direct (perte de vue, de lumière), vous pouvez agir en justice pour obtenir la démolition ou des dommages-intérêts.
Le bail de résidence principale est-il différent en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre ?
Oui, depuis la régionalisation de 2014, chaque région a sa propre législation. Les règles sur la durée du bail, les révisions de loyer, les conditions de résiliation varient. À Bruxelles, par exemple, un cadre des loyers indicatifs a été créé en 2024. Vérifiez quelle législation s'applique à votre bien.
Combien de temps dure une procédure en vice caché ?
Vous devez agir dans un bref délai après la découverte du vice (quelques mois maximum). La procédure elle-même peut durer 1 à 3 ans, surtout si une expertise judiciaire est ordonnée pour évaluer les défauts et leur coût de réparation. Conservez toutes les preuves dès la découverte du problème.
Dois-je passer par un avocat pour un litige locatif ?
Devant le juge de paix, vous pouvez vous défendre seul ou vous faire assister d'un avocat. Pour les litiges simples (arriérés de loyers, petit litige sur l'état des lieux), vous pouvez tenter de vous défendre seul. Pour les cas complexes (bail commercial, expulsion contestée, importants travaux de remise en état), un avocat est recommandé.

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