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Avocat spécialisé divorce et séparation en Belgique

Prendre la décision de divorcer n'est jamais facile. C'est l'aboutissement d'une réflexion souvent douloureuse, parfois le constat d'un échec, toujours le début d'une nouvelle étape de vie.

Mis à jour en février 2026

Prendre la décision de divorcer n'est jamais facile. C'est l'aboutissement d'une réflexion souvent douloureuse, parfois le constat d'un échec, toujours le début d'une nouvelle étape de vie. En Belgique, deux voies s'offrent aux époux qui souhaitent mettre fin à leur mariage : le divorce par consentement mutuel, rapide et apaisé quand les accords sont possibles, ou le divorce pour désunion irrémédiable quand le conflit persiste. Dans les deux cas, de nombreuses questions se posent : que deviennent les enfants, le logement, les biens communs, les dettes ? Un avocat spécialisé vous accompagne dans cette transition, défend vos intérêts tout en préservant ce qui peut l'être, notamment pour les enfants.

Pourquoi un avocat spécialisé en divorce ?

Le divorce touche à tous les aspects de la vie familiale : patrimoine, enfants, logement, revenus, parfois même le nom de famille. Un généraliste peut connaître les grandes lignes, mais le spécialiste a une expérience concrète de centaines de situations similaires.

L'avocat spécialisé sait anticiper les problèmes. La question qui vous paraît secondaire aujourd'hui – la répartition des frais scolaires, le sort de l'assurance-vie, le remboursement du crédit commun – peut devenir explosive demain. Le spécialiste vous aide à tout prévoir dans les conventions.

Il connaît aussi les juges de la famille de votre arrondissement, leurs sensibilités, leurs pratiques. Cette connaissance du terrain permet d'adapter la stratégie, de savoir quand insister et quand transiger.

Enfin, l'avocat en droit du divorce a développé des compétences d'écoute et de gestion des émotions. Ces dossiers sont chargés d'affect : colère, tristesse, sentiment d'injustice. Le professionnel vous aide à prendre de la distance, à distinguer ce qui est vraiment important de ce qui relève de l'orgueil blessé.

Combien coûte un avocat pour un divorce ?

Les tarifs dépendent essentiellement du type de divorce et de sa durée.

Pour un divorce par consentement mutuel, les honoraires oscillent entre 1 500 et 3 000 euros par époux (ou pour l'avocat unique si vous en choisissez un seul). Ce forfait couvre la rédaction des conventions, le dépôt de la requête, la comparution devant le juge. La procédure dure 2 à 4 mois.

Pour un divorce contentieux, les coûts s'envolent. Le taux horaire (125 à 200 euros en province, davantage à Bruxelles) multiplié par les nombreuses heures de travail – échanges avec l'autre partie, rédaction de conclusions, audiences – peut générer une facture de 5 000 à 15 000 euros, voire plus si l'affaire s'éternise.

L'aide juridique existe pour les revenus modestes. Un avocat pro deo peut vous être désigné si vous gagnez moins de 1 526 euros nets par mois (personne isolée) ou 1 817 euros (ménage). Ces seuils sont majorés par personne à charge.

Les différentes formes de divorce en Belgique

Le divorce par consentement mutuel est la voie la plus rapide et la moins coûteuse. Les époux s'accordent sur tout : le sort des enfants (hébergement, pension alimentaire), le partage des biens, les pensions entre ex-époux. Ils soumettent leurs conventions au tribunal, qui vérifie qu'elles respectent l'intérêt des enfants et les prononce le divorce.

Le divorce pour désunion irrémédiable intervient quand les époux ne parviennent pas à s'entendre. Il peut être demandé de deux manières : soit après une séparation de fait d'au moins un an (ou six mois si les deux époux sont d'accord sur la désunion), soit immédiatement si l'un des époux prouve que la vie commune est devenue impossible.

La séparation de corps, peu utilisée, met fin à l'obligation de cohabitation sans dissoudre le mariage. Certains couples y recourent pour des raisons religieuses ou patrimoniales.

La cohabitation légale prend fin plus simplement, par déclaration unilatérale devant l'officier de l'état civil. Cependant, les questions relatives aux enfants communs et au partage des biens peuvent nécessiter l'intervention du tribunal de la famille.

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Questions fréquentes

Combien de temps dure un divorce par consentement mutuel ?
Si vos conventions sont bien préparées, la procédure peut aboutir en 2 à 4 mois. Le délai dépend principalement de l'encombrement du tribunal de la famille. Une seule audience suffit généralement pour prononcer le divorce.
Mon conjoint refuse le divorce. Puis-je quand même divorcer ?
Oui, le divorce pour désunion irrémédiable peut être demandé unilatéralement. Si vous êtes séparés de fait depuis au moins un an (ou six mois avec accord de l'autre), le divorce sera prononcé sans que votre conjoint puisse s'y opposer. Sinon, vous devrez prouver que la désunion est irrémédiable.
Qui garde la maison familiale pendant la procédure ?
Le juge peut, à titre provisoire, attribuer la jouissance du logement familial à l'un des époux, généralement celui qui a la garde principale des enfants. Cette mesure provisoire ne préjuge pas du partage définitif du bien lors de la liquidation du régime matrimonial.
Comment se passe le partage des biens ?
Cela dépend de votre régime matrimonial. En régime légal (le plus courant), les biens acquis pendant le mariage sont partagés par moitié. En séparation de biens, chacun reprend ce qui lui appartient. Un notaire intervient généralement pour liquider le régime et partager les biens immobiliers.
La faute joue-t-elle encore un rôle dans le divorce ?
Depuis 2007, le divorce pour faute n'existe plus en Belgique. Cependant, la faute peut avoir une incidence sur le droit à une pension alimentaire entre ex-époux : celui qui a commis une faute grave rendant impossible la poursuite de la vie commune peut se voir refuser une pension.
Puis-je changer de nom après le divorce ?
Vous retrouvez automatiquement votre nom de naissance après le divorce. Cependant, avec l'accord de votre ex-conjoint, vous pouvez continuer à utiliser son nom. Pour les enfants, le divorce ne change pas leur nom de famille.
Comment protéger mes intérêts si mon conjoint gère tout l'argent ?
Dès le début de la procédure, vous pouvez demander des mesures urgentes et provisoires au juge de paix puis au tribunal de la famille : pension alimentaire provisoire, blocage des comptes communs, inventaire des biens. Agissez vite pour éviter que des biens ne disparaissent.
La médiation est-elle obligatoire avant le divorce ?
Non, mais elle est fortement recommandée. La médiation familiale permet souvent de trouver des accords sur les points sensibles (enfants, pension, biens) plus rapidement et à moindre coût qu'une procédure judiciaire. Les tribunaux l'encouragent systématiquement.

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